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MLPC

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

Biographie :

Études

Né le 12 février 1957 à Paoua, Martin ZIGUELE a effectué ses études primaires à l’Ecole Primaire de Paoua Centre, puis ses études secondaires au Petit Séminaire Saint-Jean de Bossangoa et au Lycée d’Etat des Rapides à Bangui où il obtint son baccalauréat. Ensuite il entra à l’Université de Bangui où il obtint une licence en langue et civilisations anglaises à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de, puis Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain Justice – Liberté – Travail Membre de l’Internationale Socialiste à l’Institut international des assurances de Yaoundé où il a décroché son Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées en Assurances (D.E.S.S.A).

Carrière professionnelle

Dès 1978, il intègre l’Entreprise d’Etat d’assurances et de Réassurance SIRIRI. En 1988, il réussit avec brio le concours d’entrée à la Compagnie commune des réassureurs des États membres de la Conférence interafricaine des marchés d’assurance (CICARE). Il grimpe progressivement les échelons en une dizaine d’années, de Souscripteur à Chef de division des réassurances vie (toutes zones géographiques), qu’il cumule avec les fonctions de souscripteur des réassurances IARD pour les affaires hors d’Afrique (Europe, Asie et Moyen-Orient).

Carrière politique

En juillet 2000, ZIGUELE devient Directeur National pour la République centrafricaine de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) et rentre à Bangui avec sa femme et ses six enfants.

Premier ministre

Le 1 er avril 2001, il est nommé Premier ministre par le Président Ange-Félix Patassé. Son premier gouvernement, dit « d’action et de combat » (GAC), rendu public le 6 avril, compte au total vingt-quatre membres, dont lui-même, deux ministres d’État, seize ministres et cinq ministres délégués. Outre le MLPC, Parti du président Patassé et de Martin ZIGUELE, sont représentées au sein de ce gouvernement le Parti libéral démocrate (PLD), le Parti Africain de développement (PAD), la Convention nationale (CN), l’Union démocratique pour le renouveau-Fini kodro (UD/FK), ainsi qu’une personnalité indépendante, AGBA OTIKPO ME ZO DE, héritant du portefeuille des Affaires étrangères. Ce gouvernement se veut représentatif de l’ensemble de la nation, de par la présence de ressortissants de presque toutes les préfectures du pays. Il doit affronter plusieurs problèmes urgents et délicats dont le premier est celui du cumul par les fonctionnaires centrafricains de 25 à 30 mois d’arriérés de salaires, véritables patates chaudes laissées par le précédent gouvernement dirigé par Anicet Georges DOLOGUELE. Les tâches de Martin ZIGUELE s’annoncent donc très difficiles, multiples et urgentes, surtout que les agents de la fonction publique, en grève depuis novembre 2000 et qui avaient conclu début mars 2001 une trêve avec son prédécesseur, terminent à peine le premier mois de cette trêve au moment où Martin ZIGUELE est promu à la primature. En effet, les fonctionnaires n’ayant toujours pas reçu leurs salaires de février et mars 2000, songent à reprendre leur mouvement de grève générale. De toute évidence, ce sont ces dossiers brûlants qui justifient la dénomination du gouvernement « d’action et de combat ». Moins de deux mois après sa nomination, ZIGUELE doit affronter la tentative de coup d’État du 28 mai 2001 du général André KOLINGBA, ancien Président du pays. Une fois la situation rétablie, le président Patassé lui renouvelle sa confiance, et Martin ZIGUELE procède à un remaniement de son gouvernement le 30 août 2001.

Réalisations de Martin ZIGUELE à la Primature

Le 7 mai 2001, à la tribune de l’Assemblée nationale, Martin ZIGUELE présente la politique générale que son gouvernement entend mener. Il relève l’extrême pauvreté dans le pays et s’engage ensuite à combattre ce fléau. En ce sens, il décline une série de mesures dont les principales sont :

● L’assainissement des finances publiques par la lutte contre la fraude et l’incivisme fiscal, la moralisation des fonctionnaires et agents de l’État, principalement ceux des régies financières ;

● La promotion du secteur PME/PMI, du commerce et de l’artisanat ;

● La promotion du monde rural par la modernisation du système agricole ;

● La poursuite des réformes économiques, en suivant les recommandations des institutions financières internationales, comme la privatisation d’une dizaine d’entreprises publiques et parapubliques.

La mise en œuvre de ce vaste programme politique est vite rendue quasiment impossible par la situation politique instable du pays. Pendant son passage au pouvoir, ZIGUELE a dû en effet affronter deux tentatives de coup d’État, le 28 mai 2001 revendiqué par André KOLINGBA et le 25 octobre 2002 par le Général François BOZIZE

La lutte implacable contre la corruption et les détournements de deniers publics donne néanmoins des résultats et aboutit à des arrestations de plusieurs haut-fonctionnaires qui seront traduits en justice, et parmi eux on trouvera des membres de l’ethnie et des ressortissants de la région du Premier ministre. Cette action énergique d’assainissement des finances publiques permet de mener à bien le paiement de 22 mois de salaires sans avoir reçu une seule aide financière extérieure ou aide publique au développement.

Le 10 octobre 2001, le gouvernement de Martin ZIGUELE signe à Washington un accord intérimaire de six mois avec le Fonds monétaire international qui fait l’objet d’une lettre d’intention lui permettant de rester en rapport avec cette institution. Par la même occasion, Martin ZIGUELE obtient l’engagement des institutions financières internationales à décaisser au gouvernement centrafricain des fonds pour pallier les lourds contrecoups économiques et les troubles armés générés par les coups d’État manqués de 2001 et 2002.

Coup d’État de 2003

Le 16 janvier 2003, le gouvernement est remanié une nouvelle fois. Le 15 mars suivant, un coup d’État dirigé par le général François BOZIZE, accompagné à Bangui par des mercenaires étrangers principalement tchadiens, renverse le président Patassé, alors que celui-ci rentrait d’un sommet des chefs d’État de la CEN-SAD tenu à Niamey au Niger. En juillet suivant, ZIGUELE est autorisé à partir en exil en France.

Candidatures présidentielles

ZIGUELE se présente à l’élection présidentielle du 13 mars 2005 comme candidat indépendant, soutenu par le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC). Avec 23,53 % des voix, il se place en seconde position derrière François BOZIZE et se qualifie pour affronter ce dernier au second tour le 8 mai suivant. Avec 35,4 % des voix, il est battu par François BOZIZE qui est élu avec 64,6 %. En juin 2006, lors d’un congrès extraordinaire, ZIGUELE est élu président du MLPC à titre provisoire, en remplacement d’Ange-Félix Patassé, exclu du parti. Le 23 juin 2007, lors du 3 ème Congrès ordinaire du Parti, il est reconduit dans ses fonctions.

De nouveau candidat lors de l’élection présidentielle du 23 janvier 2011, il ne termine qu’en troisième position avec seulement 6,8 % des voix. Principal opposant politique durant les deux quinquennats de François BOZIZE, il prend la tête de l’Alliance Démocratique des Forces pour la Transition après le renversement du Président et la prise de Bangui par la Séléka le 24 mars 2013.

Il se présente à l’élection présidentielle de 2015 et arrive quatrième du premier tour avec 11 % des voix. Après le 4ème Congrès ordinaire du Parti tenu du 2 au 5 mars 2020 à Bangui, Martin ZIGUELE a été reconduit à la tête du MLPC, et désigné candidat du Parti à l’élection présidentielle prévue en décembre 2020.

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